À propos

Les associations Animath et femmes & mathématiques s’associent pour encourager les jeunes filles à suivre un cursus scientifique, en particulier en mathématiques. Pour cela, elles mènent à bien deux actions : les Journées Filles et Maths : une équation lumineuse et les Rendez-vous des Jeunes Mathématiciennes.

Lors de ces événements, des lycéennes et parfois des collégiennes rencontrent des femmes et des hommes qui utilisent les mathématiques au quotidien dans leur métier. Elles s’informent ainsi sur les parcours et carrières professionnelles possibles en sciences et techniques, et plus particulièrement en mathématiques. Elles assistent également à une conférence de mathématique donnée par une chercheuse ou doctorante et participent à un atelier sur les stéréotypes et les métiers des mathématiques.

Quels sont les objectifs de ces événements ?

Nous cherchons à aider les jeunes filles à dépasser leur représentation des métiers scientifiques et techniques, à ne pas minorer leurs ambitions, à ouvrir l’éventail des choix possibles vers les filières scientifiques.
Nous les sensibilisons à l’omniprésence des stéréotypes dont nous sommes toutes et tous imprégné·e·s et à leur influence sur les choix d’orientation.

Pourquoi seulement des filles ?

La mixité à l’école est un acquis tellement important et relativement récent (loi Haby, juillet 1975) qu’il peut paraître étonnant, voire rétrograde, que nos deux associations organisent des journées réservées aux jeunes filles.
Il ne s’agit pas, pour nous, de prôner un retour à des classes non mixtes. La mixité est nécessaire pour progresser vers l’égalité mais elle n’est pas suffisante et doit être accompagnée.
Le temps d’une journée ou d’un week-end, nous tenons, simplement, à manifester à ces jeunes filles un intérêt spécifique. Un temps de liberté accordé pour leur permettre de réfléchir spécifiquement aux discriminations potentielles mais aussi à leurs espoirs et interrogations sur le sujet.

Témoignage

« Je me souviens que de rencontrer toutes ces femmes ayant réussi et accompli des études supérieures dans les sciences, a largement contribué à mon choix de partir en prépa maths pour intégrer ensuite une école d’ingénieurs. Ces rencontres m’ont aussi donné une sorte de « courage » (ce n’est pas le terme exact mais je n’en trouve pas d’autre) pour m’inscrire en terminale dans l’équipe du TFJM² de mon lycée (TFJM² qui est d’ailleurs organisé par Animath).

[…]

J’aimerais pouvoir donner le même élan de « force, courage » à d’autres jeunes filles que celui qui m’a été donné par le passé et qui m’a permis de réussir ma prépa et intégré l’école d’ingénieurs de mes rêves. Cela serait aussi un bon moyen pour moi de faire découvrir le domaine d’étude dans lequel je suis, qui est peu connu et pourtant extrêmement prometteur. En effet, j’étudie pour devenir Ingénieur Géomaticienne à l’École Nationale des Sciences Géographiques, la géomatique étant un outil qui par le biais de l’informatique permet d’analyser l’information géographique sous toutes ses formes (images satellites ou photos, géopositionnement, mouvements sismiques, signal GPS, etc.). »

Fanny Vignolles, ancienne participante à une Journée « Filles et Maths : une équation lumineuse » à l’Université Paul Sabatier de Toulouse en 2013 (alors en 1ère S au lycée Bellevue de Toulouse)

 

Lutte contre les stéréotypes : une priorité nationale

En principe, l’école laïque et républicaine est égalitaire et ne fait aucune différence entre les filles et les garçons. Mais la réalité est toute autre : voici les chiffres de l’année 2016-2017 (source : « Filles et garçons sur le chemin de l’égalité, de l’école à l’enseignement supérieur.« , Ministère de l’Éducation Nationale, Édition 2017) :
• en série générale, les filles représentent 46,7 % des élèves de Terminale scientifique et 79,5 % des élèves de filières littéraires.
• en classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques, elles constituent 29,8 % des effectifs. Toutefois, elles ne représentent que 22,3 % des étudiants en MP et 15,5 % des étudiants en MP*.
• en écoles d’ingénieurs, 28,1 % d’étudiantes et ce pourcentage tombe à 14 % à l’École polytechnique.

Les parcours scolaires des filles manquent de diversification : elles restent peu présentes dans les filières les plus porteuses d’emplois. En particulier, elles hésitent encore à s’engager dans les études scientifiques et techniques. L’influence des stéréotypes sociaux de genre et parfois le manque de modèles auxquels s’identifier sont deux des principales explications de ces choix si différents.

Pour plus d’informations, consultez la page Ressources Filles et Maths répertoriant des sites web, activités, brochures, événements, films, etc à propos de l’orientation des filles dans une filière scientifique.

L’association femmes & mathématiques a également réuni un ensemble de ressources sur les stéréotypes de sexe en sciences et l’égalité femmes-hommes, accessible ici.

Les associations organisatrices

Animath

Animath est une association dont le but est de promouvoir l’activité des mathématiques chez les jeunes en développant le plaisir de faire des mathématiques. Pour en savoir plus : www.animath.fr.

femmes & mathématiques

L’association femmes & mathématiques agit pour la parité dans les métiers mathématiques et vise à encourager la présence des filles dans les études mathématiques et plus généralement scientifiques et techniques. Pour en savoir plus : www.femmes-et-maths.fr.